Chronologie Rached Ghannouchi?

Entamant sa carrière politique dans les années soixante à Damas avec un groupe d'étudiants zitouniens, en s’adhérant à l'union socialiste nassérienne, visant la reconstruction de l'union entre l'Égypte et la Syrie. Faisant ensuite ses premières rencontres avec des militants islamistes en Syrie 1966. Suite à la déception de la Guerre des Six Jours en 1967, depuis cette date, il commencer à former sa propre pensée, quittant le parti nassérien, prenant la direction des frères musulmans.

En 1968, Ghannouchi s’installe à Paris dans le but de lancer ses études à la Sorbonne, rejoinant ensuite la Jamaat Tabligh, il se lance dans les activités de prédication dans les quartiers pauvres peuplés par les immigrés arabes et musulmans.

1969, c’est la date de retour de Rached Ghannouchi à Tunis, pour s’opposer aux mesures prises par le président Habib Bourguiba ui vise la laïcisation de la société Tunisienne. Se rendant dans les universités et les écoles avec des jeunes activistes et militants dont Habib Mokni, Abdelfattah Mourou, et Salah Karker constituant en 1972 la Jamâa Al-Islamiya, donnant naissance au MTI en juin 1981.

Suite à son implication dans des actes de violence en début des années 80, Ghannouchi s’est présenté à plusieurs reprises devant les tribunaux, condamné à 11 ans de prison, ensuite relâché en 1984 puis une autre fois condamné aux travaux forcés à perpétuité en septembre 1987.

Le 7 novembre 1987, Zine el-Abidine Ben Ali prend le pouvoir et gracie Rached Ghannouchi, ce dernier exprime sa confiance en nouveau président et annonce sa promesse d’arrêter les actes de violences et de ne plus s’infiltrer dans l'armée et la police.


L'exil

En 1990, suite au refus de la demande de légalisation le MTI, qui devient ensuite ENNAHDHA, Rached Ghannouchi s'enfuit à Algérie, grâce à un passeport diplomatique soudanais, pour s’installer finalement dans une banlieue de Londres obtenant le statut d’un réfugié politique en 1993.

Retour en Tunisie

Rached Ghannouchi est père de deux garçons et quatre filles, dont les plus connus Mouadh et soumaya. À 40 ans, Mouadh doctorant en économie de l’université de Londres est le directeur de cabinet de son père. Très discret, il a accompagné rached Ghannouchi lors de ses pluparts déplacements (Sommet de Davos en 2012), il se présente comme une valeur montante dans la vie politique Tunisienne.

Soumaya Ghannouchi, fille du président de l’ARP et épouse de Rafik Abdessalem, propriétaire de Meem Magazine, média électronique qu’elle s’en sert pour régler ses comptes avec ses adversaires politiques Abir Moussi et Kais Saied, surtout après la visite de ce dernier en Egypte. Elle déforme la réalité en parlant d’une colère publique inexistante en contre cette visite.

Retour en Tunisie

Suite la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali, il rentre le 30 janvier 2011, pour la première fois en Tunisie après plus de 20 ans de refuge, accueilli par une immense foule de ses sympathisants à l’aéroport Tunis Carthage, déclarant le même jour qu’il ne va pas être candidat ni à la présidentielle, ni à aucun autre poste politique et que le pouvoir doit être céder au jeunes.

D’où vient la Fortune de Rached Ghannouchi?

L’hebdomadaire Al Anwar vient de mettre en ligne la deuxième partie de son enquête sur la richesse du président d’Ennahdha Rached Ghannouchi. La première partie a indiqué que la fortune du président de l’assemblée dépasse 2,8 milliards de dinars (environ 819 millions d’euros), gérée par ses deux fils (Mouadh et Souheil), en précisant que les origines de cette fortune seraient plus que douteuses, blanchiment d’argent, contrebande d’armes et corruption judiciaire.

Selon le même article, Rached Ghannouchi posséderait des comptes bancaires en Suisse, ainsi des participations financières dans des entreprises Françaises.

L'activiste Tunisien « Mourad Nouri » a mis en cause les importantes sommes d'argent qui sont arrivées en Tunisie depuis 2011, pour financer l'activité des Frères musulmans, principalement de la Turquie et du Qatar. La plupart de ces transactions sont camouflées sous forme de fonds et des dons pour financer les institutions coraniques ou caritatives. En demandant une réaction rapide de la part des instances nationales de lutte contre la corruption et à la commission parlementaire de la bonne gouvernance.